En Belgique, le régulateur des jeux sous tension
En Belgique, la Commission des jeux de hasard, en tant que régulateur des jeux, traverse une crise silencieuse mais profonde. Alors que le marché continue de croître, l’autorité de contrôle dénonce un sous-financement chronique qui compromet sa capacité à agir. Selon The Brussels Times, le produit brut des jeux (PBJ) a atteint 1,7 milliard d’euros […]
Par Emmanuel GOLDSTEIN 23 octobre 2025

En Belgique, la Commission des jeux de hasard, en tant que régulateur des jeux, traverse une crise silencieuse mais profonde. Alors que le marché continue de croître, l’autorité de contrôle dénonce un sous-financement chronique qui compromet sa capacité à agir.
Selon The Brussels Times, le produit brut des jeux (PBJ) a atteint 1,7 milliard d’euros en 2023, en hausse de 16,7 % par rapport à 2022, un record depuis la pandémie. Mais cette vitalité économique masque une fragilité structurelle : les moyens de la CJH stagnent, tandis que les missions se multiplient.
Le taux de recouvrement des amendes infligées aux opérateurs n’a pas dépassé 21 % en 2024, faute de ressources suffisantes pour en assurer la poursuite. Dans ce contexte, le régulateur des jeux peine à remplir ses nouvelles obligations : contrôle du respect de l’âge minimum de 21 ans, lutte contre les sites illégaux, surveillance publicitaire ou encore application du décret royal restreignant la promotion des jeux.
