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Meta : quand la publicité frauduleuse génère 10% des revenus

Une enquête de Reuters révèle que Meta Platforms, Inc. aurait tiré jusqu’à 10 % de ses revenus 2024 de publicités liées à des escroqueries ou à des produits interdits — y compris des casinos en ligne illégaux. Avec près de 15 milliards d’annonces suspectes diffusées chaque jour, le géant américain relance le débat sur la responsabilité des plateformes face à la prolifération du jeu illégal.

Par Vincent Reynaert•Publié le 12 novembre 2025

Meta

Un modèle économique qui dérive

Selon Reuters, Meta aurait anticipé que 10,1 % de ses revenus 2024, soit près de 16 milliards de dollars, proviendraient de publicités pour des escroqueries, produits prohibés ou casinos en ligne illégaux.
L’entreprise diffuse chaque jour près de 15 milliards d’annonces « à haut risque », et n’interdit les annonceurs que lorsqu’elle est sûre à 95 % qu’il s’agit d’une fraude. En dessous de ce seuil, l’annonce reste en ligne, simplement surtaxée via un système interne de penalty bids.

Derrière ce jargon, une réalité : tant qu’une publicité n’est pas clairement illégale, elle rapporte. Ce modèle alimente un flux massif de contenus douteux, souvent liés au jeu en ligne non régulé, qui échappe à toute supervision.

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